
Isadora Duncan - Je ne suis pas une danseuse . Ecrit et interprété par C. Six
Caroline Six, auteur et comédienne, redonne vie à la danseuse Isadora Duncan ( 1878-1927) dans un monologue d’une heure écrit avec finesse, mis en scène par Maud Le Guénédal.
Née aux Etats-Unis à la fin du XIXème siècle, Isadora Duncan n’était pas seulement une danseuse ; elle était une pionnière, une révolutionnaire, ou plutôt une visionnaire. En dansant dès 1903 à moitié nue sous des voiles, les cheveux lâchés, elle a brisé les conventions de l’art de la danse. A ce titre, elle est considérée comme l’initiatrice de la danse moderne. Femme de légende, prêtresse d’une danse libre, elle s’est rebellée dès ses débuts contre les règles établies de la danse académique, cherchant à créer un nouveau style de danse tourné vers le mouvement naturel du corps. Isadora Duncan était avant tout une femme moderne, en avance sur son temps, sûre de ses choix. Elle ne s’est jamais résolue à sacrifier sa passion pour élever ses deux enfants. Elle était une femme libérée, connue pour ses nombreux amants dont le poète russe Sergey Yesenin.
Légèreté et fluidité Dans son spectacle, Caroline Six a fait le choix judicieux de mettre l’accent sur les idées féministes et avant-gardistes de l’artiste plutôt que sur sa vie sexuelle débridée qui soulevait à l’époque plus de commentaires que son art lui-même. Le rythme de la danse selon Duncan était fait d’ondulations, dans l’harmonie des corps. Le texte de Caroline Six, à l’image de la danseuse, mêle réflexions et poésie avec autant de légèreté et de fluidité. Une dizaine de tableaux retracent les moments marquants de la vie de la danseuse : son exil en Europe avec sa famille, sa prise de position sur la manière d’interpréter les Bacchantes d’Euripide, son farouche besoin de liberté face aux hommes qu’elle aimait, la création de ses écoles de danse,… Plus Caroline Six dévoile aux spectateurs la vie de Duncan, et plus l’affinité se tisse entre l’actrice et la danseuse. L’espace se réduit, et les spectateurs entrent dans la danse. Isadora revit, là, sous leurs yeux. Caroline Six, touchante de sincérité, devient passeuse, habitée par la force, les faiblesses et les convictions de la danseuse. Le décor dépouillé (un miroir, une chaise, un verre de vin) renforce l’intimité du moment. Dans ce spectacle, la comédienne n’a plus besoin de scène. Elle joue presque au milieu des spectateurs, comme un artiste qui s’affirme au milieu de la foule des anonymes. Comme Isadora Duncan, en son temps, a su imposer son art et vivre pleinement sa vie. Caroline Six a travaillé pendant plus d’un an à l’écriture de son spectacle. Il en ressort un beau texte, profond et intense, qui mérite certainement d’être lu autant que d’être entendu. Elle semble faire corps avec son personnage, et sa performance ne saurait laisser indifférent. « Isadora Duncan, je ne suis pas une danseuse » est un monologue à découvrir sans tarder ; un spectacle avec une vraie prise de risque, servi par une jeune comédienne touchante et engagée, pleine de talent, à qui l’on souhaite de connaître bien vite un succès mérité . Marie -Emilie Michel .

Isadora Duncan - Je ne suis pas une danseuse . Ecrit et interprété par C. Six

Bonjour Caroline,
J’ai beaucoup aimé votre papier sur les enfants sorciers que j’ai repris sur mon site.
Je travaille à Pointe-Noire sur un festival, booké pour cette année, mais où je pense vous pourriez avoir place l’année prochaine.
Merci de prendre contact.
YS