Dernier blog : Kinshasa mon amour sur libération.fr
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Un reportage sur les enfants “sorciers” de Kinshasa réalisé avec le photographe Gwenn Dubourthoumieu, paru sur Rue89.
Un article sur les palais de Mobutu paru sur Rue89.
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Au risque de décevoir les industriels qui s’acharnent sur les sols du Katanga depuis un siècle, le véritable trésor des mines a déjà été exhumé. Et ce n’est pas le cuivre. C’est un phénomène musical au charme désuet et indélébile qu’on appelle JECOKE.
Véritable générateur de coups de foudre, la rencontre justifie l’excès du discours, au mépris de tout réalisme économique. Ne serait-ce que parce que leur musique a constamment cherché à en adoucir les méfaits.
Créé en 1951 dans le très populaire quartier de la Kenya à Elisabethville (Lubumbashi depuis l’Indépendance), les Jeunes Comiques du Katanga – Jecoke – ont débuté en jouant des sketches pour les mineurs après leur travail. Inspirés par le chant des travailleurs et la musique d’Afrique australe, le groupe d’acteurs se transforme rapidement en formation musicale. Mais ils conserveront l’humour et la légèreté qui leur valurent une adhésion populaire immédiate. En République démocratique du Congo en particulier, où le poids de l’Histoire pèse avec indécence sur la population, alléger les cœurs est une vertu qui vaut de l’or.
Aujourd’hui encore, c’est cette magie libératrice qui opère. Stetson noir vissé sur la tête et redingote bleue flottant au vent, le chœur de fringants quinquagénaires fait swinguer le swahili sur des accords de guitare folk et distille une rythmique tressautante particulièrement communicative. Leurs voix bien rodées, patinées d’une irrésistible nostalgie, accompagnent une chorégraphie frétillante qui a le don d’envoûter. Pendant que les aînés chantent et jouent, de jeunes hommes élégamment désinvoltes, mi-danseurs, mi- acrobates, se livrent à d’innombrables versions d’un tremblement de jambes Elvisiens, qu’on appelle Kalinchelilincheli
Des adolescents viennent rapidement leur emboîter le pas, alternant chorégraphie de groupes et solos démonstratifs qui déclenchent immanquablement rires, applaudissements et acclamations du public.
Feu Edouard Massengo, co-fondateur du groupe avec Antoine Kabeya Corbish, y reconnaîtrait certainement l’esprit fédérateur, populaire et intergénérationnel qu’il défendait avec brio dans les années 50. Le vaste succès populaire national qu’il connût à l’époque reçut malheureusement un coup décisif et pérenne sous la dictature du Général Mobutu. Le souci d’uniformisation et de contrôle de la culture congolaise a durablement favorisé la rumba venue de Kinshasa, qui avait l’avantage d’utiliser la langue officielle de l’armée, le lingala.
Si les Jecoke, swahiliphones, fascinent toujours une partie des Lushois et une poignée d’étrangers de passage, ils ne bénéficient plus du succès commercial qui marqua leurs débuts et ne sont toujours pas produits. Ils brûlent pourtant du même feu. Celui qui prolonge leur fin de concerts en fête et en consolation. Celui qui ôte à l’espoir et à l’esprit bon enfant tout ridicule. Valoriser le patrimoine culturel, qui définit aussi l’identité d’un peuple et son rayonnement, n’est toujours pas la priorité de L’Etat. Dans la région, les contrats d’exploitation minière accordés aux industriels chinois sont une valeur plus sûre, sonnante et trébuchante. De nombreux ouvriers chinois peuplent à présent l’industrie katangaise. Peut-être est –il temps pour les Jecoke d’apprendre le mandarin ?
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La RdC a son phoenix : la guerre. Obstinément, elle renaît de ses cendres.
A l’ombre des forêts et des documents officiels, les armes veillent. Emissaires anonymes et discrets des massacres.
Elles opèrent sur le long terme et en silence.
Ou presque.
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Copyright G.Dubourthoumieu
Véritable « scandale géologique », la République Démocratique du Congo peut s’enorgueillir de posséder un des sols les plus riches de la planète. Les abondantes ressources en cuivre de la province du Katanga justifieraient à elles seules ce statut. De la colonisation au régime dictatorial de Mobutu, l’exploitation minière Katangaise a constitué un enjeu économique de taille pour les pouvoirs en place. En créant une entreprise publique détenant le monopole de l’extraction minière au Katanga, la Gécamines *, l’Etat s’est longtemps garanti un fonds inépuisable de revenus. Mais la gestion prédatrice du Général Mobutu a eu raison de la « vache à lait ». La ruine de la Gécamines et la guerre en RDC à la fin des années 1990 ont ainsi inauguré une vaste libéralisation du secteur, marquant le coup d’envoi d’une anarchique « ruée vers le cuivre ».
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Le dynamisme et la diversité de la création contemporaine palestinienne sont à l’honneur à l’Institut du monde arabe jusqu’au 22 Novembre. La perspective synoptique et fragmentaire de l’exposition – mosaïque permet d’appréhender l’identité complexe d’un peuple et d’une esthétique en perpétuel devenir.
Résolument placée sous le signe de la diversité et de la liberté, l’exposition est une invitation au questionnement, à laquelle on cède volontiers .

D’abord parce que la variété et la qualité des œuvres proposées les rendent immédiatement attrayantes. Mais surtout parce que les propositions des artistes nous renvoient très rapidement à leur cheminement intime, majoritairement orienté vers l’affirmation d’une identité palestinienne. Or c’est à ce processus complexe, à cette quête identitaire constamment mêlée au processus créatif, que l’exposition nous invite à prendre part.
A chacun son parcours
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Si vous preniez enfin vos désirs pour des réalités ? Le festival Trans vous propose un voyage aux sources de l’Eros sans formatage, sans pornographie et sans a priori .Des rencontres, des ateliers, et une douzaine de spectacles jusqu’au 28 Juin 2009 au Théâtre de la Bastille . A suivre en 2010…

La compagnie J-M Rabeux crée l’évènement autour de son thème de prédilection, invitant jeunes metteurs en scènes, public et professionnels à se rassembler, à échanger et à se perdre dans les méandres du désir. Trans, manifestation aussi protéiforme que le désir lui-même, est placée sous le signe de la transgression, de la tranversalité et de la transmission.
De l’approche mythico- psychanalitique d’un Robert Walzer ( Blanche-neige) au cabaret Freaks de JM Rabeux ( Le corps furieux ) en passant par le strip-tease déconstruit de C. Milliat-Baumgartner ( Strip tease ), on envisage l’Eros sous toutes ses coutures.
Comédiens, chanteurs, danseurs et acrobates rejouent le combat mythique entre Eros et Thanatos avec un humour notoire et une gravité en creux, qui attestent surtout d’une humanité bien réelle, fragile et poétique.
La chair et bien plus
Si les adultes avertis consentiront volontiers à se laisser dérouter par la nuit Trans érotique, les lettrés apprécieront les jeux de langue de Sarah Kane, Robert Walzer ou Ovide, tandis que les aventuriers tenteront les expériences de S. Rousseau, F. Aspisi ou T. Collet. … Lire la suite »
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